Bonus : Et les gagnants sont...

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Encore une semaine d'attente à se ronger les ongles avant de découvrir les résultats des banques françaises et dans la foulée le montant des bonus accordés.

Pour être très franc, toutes les banques accordent des bonus à la baisse, commente Peter Thorne, analyste chez Helvea à Londres. Elles préparent leurs troupes à des lendemains plus durs, quand les marges seront bel et bien réduites. Les Françaises, sans faire non plus trop de zèle, devraient confirmer la tendance à la modération constatée partout ailleurs.

Credit Suisse qui annonçait ses résultats aujourd'hui a réduit la part variable de ses rémunérations de 21% par rapport à 2007, malgré son retour dans la zone bénéficiaire (Reuters). De leur côté, certains senior managers d'UBS goûtent aux nouvelles joies du malus, la banque ayant renoncé au versement de 282 millions de dollars, qui auraient dû être versés cette année, pour cause d'objectifs internes non atteints. La banque n'ayant pas dégagé de bénéfice en 2009 (Bloomberg).

Chez les banques anglo-saxonnes, le ratio mesurant le rapport entre les frais de personnel et les revenus de la banque d'investissement s'est établi en moyenne autour des 40% pour 2009 contre 60% dans le passé. De fait, seul JP Morgan a augmenté son bonus pool au titre de 2009 en comparaison avec 2007.

Mais, tout le monde n'est pas à plaindre. Nous avons d'ors et déjà identifié quelques gagnants :

· Les juniors

Coté emploi, les juniors ont fait les frais de la crise. Mais ils pourraient aujourd'hui prendre leur revanche. En effet, les analystes et les associates recevront une large partie, sinon la totalité de leur bonus en cash alors que les directors verront 70% au minimum de leur bonus différé. A Londres, les total compensations pour 2009 attribués aux associates en banque d'investissement/M&A par les banques américaines se situent dans ces fourchettes :

- Associate 1 : $200 à 290K

- Associate 2 : $260 à 360K

- Associate 3 : $340 à 470K

Les rémunérations à Paris pour ces mêmes banques se valent. JP Morgan est celle qui apparaît être la plus généreuse avec en moyenne 200K euros pour un associate première année, non loin devant Morgan Stanley avec un chiffre plus proche de 180K euros, commente un chasseur parisien. Selon lui, les banques américaines traitent de manière homogène leurs équipes basées à Paris et à Londres. Traditionnellement, certaines accorderaient même un premium aux analystes et associates à Paris avec un compensation package , dans lequel est inclus le paiement d'une part ou de la totalité des frais d'impôt, de loyer ou encore d'électricité.

· Les boutiques et banques non-cotées à Paris

Parce qu'elles ne sont pas soumises à la taxe sur le bonus, et que l'attention des politiques et de l'opinion publique est focalisée sur les big players , ces dernières pourraient, si leurs résultats le leur permettent, récompenser généreusement leurs troupes. L'exemple de Rothschild, qui n'est pas cotée sur la bourse parisienne, a été citée par un chasseur parisien, qui indiquait que la banque payait quasiment la totalité du bonus en cash.

· Hedge funds

Faute d'avoir trouvé un accord avec Londres, les sénateurs de la commission des Finances n'ont pas obtenu que les hedge funds soient inclus dans l'amendement qui sera discuté la semaine prochaine. La taxe sur les bonus sera en revanche étendue à toute la ligne hiérarchique des opérateurs de marché : chef d'équipe, chef de salle, responsable des activités de marché, patron de la banque d'investissement (Les Echos).

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