Les meilleurs banquiers ne tirent pas leurs revenus de la banque

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Les meilleurs banquiers ne tirent pas leurs revenus de la banque

Lorsque des personnes extérieures à la banque observent le salaire de ceux qui travaillent à Wall Street ou à la City de Londres, elles doivent probablement penser qu’ils sont riches grâce à leurs jobs. C'est vrai, certains le sont. Mais selon mon expérience, les banquiers les plus riches le sont presque toujours pour une autre raison.

La finance regorge d’argent familial, mais ce n’est pas ce qui fait la différence. Après une longue carrière dans le secteur, la différence provient des investissements. Les banquiers les plus sages investissent l'argent qu'ils gagnent et les plus avisés obtiennent les meilleurs rendements. D'après mon expérience, les banquiers consacrent beaucoup de temps à optimiser leurs placements.

D’ailleurs, certaines banques officialisent ce processus d'investissement. Chez Goldman Sachs, par exemple, les cadres les plus seniors sont invités à investir dans les fonds propres de la banque.

Il ne s’agit pas seulement d’investir en interne. L’une de mes connaissances dans une grande banque américaine est devenue célèbre pour son immense portefeuille immobilier qu’elle a commencé à construire avec un effet de levier considérable. Ce portefeuille est assez grand pour qu'elle puisse prendre sa retraite, mais pourquoi le ferait-elle ?

Et elle n'est pas la seule dans ce cas. L’achat de propriétés à Londres est un bon investissement depuis une vingtaine d’années. Une autre de mes connaissances a investi très tôt dans le secteur des food trucks et en possède désormais un grand nombre dispersé à travers la capitale britannique. Elle emploie un nombre considérable de personnes, beaucoup plus que ce dont elle a réellement besoin pour gérer ses tâches quotidiennes dans la banque.

La diversification est l’un des premiers enseignements de base de la théorie des portefeuilles. Les banquiers intelligents l'appliquent simplement à leur source de revenus. Après tout, dans ce secteur, vous pouvez facilement perdre votre bonus et/ou votre emploi.

En plus des investissements classiques dans l'immobilier et les instruments financiers, j'ai aussi connu des gens qui tentaient des placements plus « exotiques ». Un jour, un collègue m'a proposé un job consistant à acheter des terres… « pour les morts » (des tombes réelles dans un cimetière). Les banquiers aiment les tombstones, mais d'un autre genre. Ce n'était pas vraiment ma tasse de thé, même si la démographie était manifestement excellente.

J'ai connu des gens qui quittaient leur emploi parce qu'ils croyaient que leurs projets parallèles seraient un succès. Cela commence par un simple investissement et ils deviennent accro. Le plus fou est le gars qui a quitté son emploi il y a quelques années pour… gérer un bordel en Thaïlande. Véridique. Il a assuré à tous que son déménagement l’était exclusivement pour des raisons professionnelles. Je ne pense pas qu’il reviendra un jour dans l’industrie. Personne n'a entendu parler de lui depuis.

Parfois, les gens réussissent. Je connais un autre banquier qui a aidé sa femme à lancer une entreprise d’animaux de compagnie. Elle a eu un tel succès qu’au bout de quelques mois, il a quitté son emploi et l’a rejoint. Et il y a bien sûr l'ex-vendeur algo de chez Goldman qui fabrique maintenant… des préservatifs sur mesure.

Amit Itelmon est le pseudonyme d'un executive director dans une banque à Londres.

Photo by William Daigneault on Unsplash

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