Peur chez HSBC, la vieille garde risquant de perdre son protecteur….

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Peur chez HSBC, la vieille garde risquant de perdre son protecteur….

Le départ de Samir Assaf de HSBC n’est pas chose faite, mais l’article paru mercredi matin dans le Financial Times donnait l’impression que cela pouvait être le cas avant une quelconque annonce officielle. Samir Asaf est "définitivement" sur le point d'être remplacé, a déclaré un "conseiller" non identifié, et si cela devait se confirmer, ce serait un "coup de hache" en direction de la division global banking & markets qu'il dirige depuis 2010. Les membres de son équipe ont de quoi être inquiets.

Surtout qu’il y a beaucoup de monde sous ses ordres. Alors que Samir Asaf dirige depuis neuf ans la banque d’investissement de HSBC chez qui il travaille depuis un quart de siècle, il a amplement eu le temps de faire carrière et de s’entourer. Des sources internes de la banque mentionnent plusieurs personnes comme faisant partie de son cercle restreint, dont beaucoup dirigent les activités trading que HSBC va probablement élaguer lorsque le chief executive par intérim, Noel Quinn, dévoilera son nouveau plan stratégique en février.

On peut citer par exemple Marwan Dagher qui a été promu comme responsable des ventes institutionnelles en 2011 et qui, comme Samir Asaf, travaille chez HSBC depuis environ deux décennies. Il y a aussi Elie El Hayek, responsable mondial fixed income, qui a rejoint le groupe en 1997, Mehmet Emin Mazi, responsable mondial du traded credit , arrivé en 1995, ou bien encore Georges Elhedery, l'actuel responsable des activités global markets qui dirigeait auparavant les activités pour le Moyen-Orient, l'Afrique du Nord et la Turquie et qui a rejoint HSBC en 2005

« Si vous regardez l'ADN au sommet de HSBC, il a été façonné par Assaf », a déclaré une source. Comme nous l'avons indiqué précédemment, la division global markets de HSBC ne s’en est pas si mal sortie par rapport à ses rivaux au cours des neuf premiers mois de 2019. Cependant, la rentabilité de la division varie considérablement d'une région à l'autre : l'Europe a enregistré une perte de 135 M$ au troisième trimestre quand l'Asie a réalisé un bénéfice de près de 1 Md$.

Alors que Noel Quinn cherche à réduire les coûts, il a déjà indiqué que des employés hautement rémunérés en Europe étaient dans sa ligne de mire. Cinq employés de la banque ont gagné plus de 7 M$ en 2019. On ne sait pas qui ils sont, mais il s’agit probablement de traders seniors. Et les entraîner vers la sortie pourrait être plus que tentant dans un contexte où les capitaux sont retirés de la division global markets.

La sortie d’Assaf pourrait également offrir des opportunités à ceux qui se trouvent en dessous de lui. Selon Financial News, Georges Elhedery pourrait être promu au poste de remplaçant d’Assaf, à moins que ce ne soit Thierry Roland, responsable des global markets pour l’Europe (un autre vétéran de HSBC ayant rejoint le groupe en 2000) ou bien Greg Guyett, un banquier américain arrivé l’an dernier après 30 ans chez JPMorgan. Le départ d'Assaf n'ayant pas encore été confirmé par HSBC, la spéculation est peut-être prématurée - mais la hiérarchie au sommet de la banque est presque certainement sur le point d'être perturbée. Il y aura des gagnants, mais aussi des perdants.

Photo by Jonathan Francisca on Unsplash

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