Chez Lazard, les juniors pourront travailler de n’importe où pendant un mois

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Chez Lazard, les juniors pourront travailler de n’importe où pendant un mois

Alors que les banques continuent de mettre en place des avantages destinés satisfaire leurs juniors, sur un marché du recrutement rarement aussi tendu au cours des dix dernières années, les retardataires s’affairent pour tenter de recoller au peloton. Dans la foulée de Guggenheim et de ses généreuses augmentations avec effet rétroactif au début de l’année, Lazard vient apparemment de dévoiler ses propres mesures pour garder ses analysts et associates.

D’après le compte Instagram Litquidity les banquiers de Lazard à New York auraient été informés qu’ils pouvaient travailler d’où bon leur semble pendant un mois ; ce serait l’une des mesures d’un package comprenant également une demi-journée par semaine de travail à la maison après le retour officiel au bureau, prévu après la Fête du Travail le premier lundi de septembre, ainsi qu’une heure de pause pour dîner chaque soir. A l’inverse de Bank of America, Credit Suisse, Guggenheim et quelques autres, Lazard ne propose pas d’augmentation de salaire.

Lazard n’a pas répondu à nos sollicitations de commentaire sur la partie ‘travailler d’où bon leur semble.’ On ne sait d’ailleurs pas si la mesure s’applique aussi à l’Europe. Ken Jacobs, CEO de Lazard, déclarait récemment que les horaires à rallonge « font partie du lot » dans la finance. Le mois dernier, Lazard nous confiait recruter activement des juniors en France et à Londres.

Au moment où les banques encouragent leurs effectifs à réintégrer les bureaux, la possibilité de travailler au moins une partie de l’année depuis n’importe quel endroit de la planète pourra sans doute séduire. Instagram regorge de posts de banquiers juniors ostensiblement installés à travailler au bord de la piscine. Un banquier de nos connaissances a même passé la plus grande partie de l’année dernière à travailler depuis Mexico. Un autre associate nous a confié avoir pris ses cliques et ses claques pour rejoindre la Californie : « je pensais que ce serait bien d’avoir la plage. En fait, il faut juste un bureau, une connexion internet rapide, et en ce qui me concerne, j’aime bien avoir trois moniteurs. A partir du moment où j’ai ça, je peux travailler n’importe où. »

Comme toujours, les banques plus anciennes sont souvent moins généreuses que les nouveaux venus. Revolut, la néobanque britannique dont les formules se pilotent depuis une appli mobile, offre aussi à ses collaborateurs la possibilité de travailler de n’importe où – mais sur un total de deux mois dans l’année au lieu d’un seul.

Quoi qu’il en soit, comparée à certaines de ses rivales, Lazard semble vouloir anticiper. Dans un autre post publié sur Litquidity, un junior d’Evercore raconte que la banque s’engage à préserver les samedis et les vacances de ses analysts et associates, mais ne propose à ce stade aucun extra financier. Au lieu de cela, Evercore promettrait des montants plus élevés lors de la prochaine distribution de bonus. 

Crédit photo : Mark Broadhead sur Unsplash

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