Un ex-analyst de Crédit Agricole débouté après avoir accusé une cadre française de harcèlement sexuel

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Un ex-analyst de Crédit Agricole débouté après avoir accusé une cadre française de harcèlement sexuel

L’Employment Tribunal - équivalent britannique du conseil des prud’hommes - a tranché et vient de débouter un ancien analyst de la banque d’investissement de Crédit Agricole à Londres. Employé par la banque française de juin 2016 à juin 2020, l’analyst avait engagé une action contre la banque au motif, entre autres, de harcèlement sexuel par l’une de ses supérieures françaises à l’occasion d’une soirée de Noël.

À l’origine de l’action, l’attitude d’une cadre française qui lui aurait « tripoté l’intérieur de la cuisse » durant une conversation somme toute banale, au cours de laquelle elle aurait cherché à savoir si l’analyste était marié et avait des enfants. Elle l’aurait ensuite invité à la rejoindre dans sa chambre d’hôtel, invoquant un « vieux dicton » français qui autoriserait les femmes à faire « à peu près ce qu’elles veulent avec d’autres hommes » pendant que leurs maris garderaient les enfants - invitation éludée en prétextant devoir quitter la salle où se tenait la soirée.

L’analyst désigné par MJS (son identité n’a pas été révélée pour des questions légales) a décidé de saisir la justice en septembre 2020, soit plus de trois ans après les faits, suite à son licenciement par la banque en juin 2020. Sa plainte comporte plusieurs volets parmi lesquels licenciement abusif, discrimination fondée sur l’origine ethnique (MJS est noir), harcèlement sexuel et victimisation.

Si MJS semble bien avoir informé verbalement sa hiérarchie de l’incident dès le lendemain et à plusieurs autres occasions, il aurait également tenté d’alerter les RH sans que sa démarche soit suivie d’effet.

De multiples rebondissements se sont succédés entre 2017 et 2019 et après plusieurs avertissements disciplinaires, MJS a finalement été licencié par la banque pour absences non autorisées, « comportement agressif » et résultats insuffisants.

Au terme de ses délibérations, l’Employment Tribunal a débouté MJS de l’ensemble de ses demandes, réfutant le licenciement abusif et les demandes qui lui étaient liées, et déclarant les autres volets non recevables car soumis largement hors des délais légaux.

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Photo by Michael Discenza on Unsplash

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