À 27 ans, cette récente recrue de Goldman Sachs est rongée par la culpabilité

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À 27 ans, cette récente recrue de Goldman Sachs est rongée par la culpabilité

Un million de réfugiés ont maintenant quitté l’Ukraine et se dispersent à travers la Pologne, la Moldavie et la Hongrie. La Pologne à elle seule en héberge plus de la moitié, pour la plupart des femmes et des enfants traumatisés.

Trouver un emploi ne sera sans doute pas la première priorité de ces Ukrainiens. « Je tremble d’angoisse car ma famille est là-bas, à Odessa. J’espère pouvoir y retourner d’ici une semaine ou deux, » confiait l’une d’entre elle, sales manager, à Politico la semaine dernière. « Ils ont commencé à bombarder la ville et j’ai dû partir. Mon mari et mon père sont restés, pour combattre. »

Pourtant, pour ceux des réfugiés qui veulent et qui doivent trouver du travail, les banques ont des postes à pourvoir. La Pologne est un centre majeur pour la technologie et les opérations des plus grandes banques internationales : Goldman Sachs emploie 700 personnes dans le pays ; Citi compte plus de 4 000 employés répartis entre Varsovie et Olsztyn ; JPMorgan a environ 2 000 personnes à Varsovie ; et UBS et Credit respectivement 2 000 et 4 500 à Wroclaw.

Certaines banques accueillent déjà à bras ouverts des talents ukrainiens sur leurs sites polonais. Comme nous l’indiquions la semaine dernière, Credit Suisse a publié une annonce pour aider les Ukrainiens « à s’y retrouver dans le processus de recrutement et du droit au travail » en Pologne. Business Insider rapporte que Goldman Sachs emploie déjà des réfugiés ukrainiens à Varsovie.

Cependant, employer quelqu’un qui a dû fuir sous la contrainte, et dont la famille et les amis sont en danger, n’a rien à voir avec employer quelqu’un s’est relocalisé sur la base du volontariat. Maria Kornijets a 27 ans et vient tout juste d’être recrutée comme ingénieure données par Goldman Sachs à Varsovie. Elle raconte à Business Insider se sentir coupable et presque « se détester » d’avoir quitté l’Ukraine en janvier : « on a l’impression qu’on devrait être là-bas, en train de se battre, mais on est ici. On voit les gens souffrir, et rien ne dit qu’ils pourront s’en sortir. »

Maria Kornijets appelle tous les jours sa mère, 47 ans, restée à Kiev, tout comme ses grands-parents, son cousin et sa tante. « Je ne vois pas au-delà de deux heures à la fois, » raconte-t-elle, ajoutant que la situation est extrêmement perturbante. « On suit les infos sans interruption et on n’arrive pas à dormir. » Elle vit avec la hantise permanente que la prochaine fois qu’elle parlera à sa mère sera peut-être la dernière. « On termine chaque appel par « je t’aime ». »

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Crédit photo : Dimitry Anikin sur Unsplash

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