Le guide de Goldman Sachs sur les banques Tier One (et les options alternatives)

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Le guide de Goldman Sachs sur les banques Tier One (et les options alternatives)

Qu’est-ce qui caractérise aujourd’hui une banque Tier One ? Comme nous l’avons déjà indiqué par le passé, ce n’est plus aussi simple qu’à l’époque où l’on faisait toujours référence au « bulge bracket », ou quand le cabinet de veille Coalition publiait régulièrement un classement très utile des acteurs majeurs du monde de la banque par secteur de produits.

Pourtant, il est toujours possible d’avoir une idée assez claire des banques Tier One. Partant du principe que Goldman Sachs en fait incontestablement partie, son jugement sur ses pairs constitue sans doute une bonne indication sur les autres banques classées dans cette catégorie.

Goldman les liste dans son dernier proxy statement, sa circulaire d’information annuelle. Lorsque GS définit ses rémunérations, elle dit se référer aux autres banques de la même catégorie. Pour les États-Unis, elle cite Bank of America, Citigroup, JPMorgan, Morgan Stanley (toutes membres historiques du fameux bulge bracket américain), ainsi que Wells Fargo et BNY Mellon. En Europe, Goldman classe parmi ses pairs Barclays, Credit Suisse, Deutsche Bank et UBS.

« Notre comité de rémunération est convaincu que ces consœurs reflètent de manière appropriée et exhaustive les banques qui jouissent d’une présence importante sur l’ensemble de nos activités à grande échelle (y compris la tenue de marché, la banque d’investissement et la gestion d’actifs et de patrimoine), » indique la dernière circulaire d’information de Goldman publiée récemment. Elle y estime aussi que ses pairs sont soumises aux mêmes contraintes réglementaires.

BNY Mellon et Wells Fargo n’étaient pas sur la liste de Goldman en 2020. On ne sait pas vraiment pourquoi elles y sont apparues en 2021, mais leur présence pourrait être liée à l’intérêt croissant de Goldman pour les transactions bancaires, la gestion de patrimoine et la banque de détail.

Qui manque à l’appel ? HSBC est bel et bien absente. Tout comme les françaises BNP Paribas et SocGen. Jefferies n’est pas considérée comme une concurrente. Pas plus que les banques asiatiques comme Nomura et Mizuho.

Les autres noms manquants sont ceux des principaux établissements de trading électronique qui empiètent de plus en plus sur les plates-bandes de Goldman et consorts. Citadel Securities par exemple, a réalisé 7 milliards de dollars de revenus l’an dernier – un montant qui ne la place certes pas sur un pied d’égalité avec Goldman et ses 16,3 milliards de dollars de revenus en tenue de marché, mais ne la rend pas pour autant insignifiante – en particulier quand elle semble prendre plaisir à débaucher des employés de Goldman. Jane Street, Virtu, Getco, Jump Trading et d’autres viennent aussi titiller Goldman.

Sans donner de noms, Goldman reconnaît dans sa nouvelle circulaire la pression exercée par les établissements de trading électronique. « Certains de ces systèmes de trading alternatif nous font concurrence, en particulier dans nos activités de tenue de marché basées sur les échanges, et nous pourrions être confrontés à une pression soutenue de la concurrence dans ces secteurs et dans d’autres, » note-t-elle. Goldman relève ensuite qu’en dépit de ses investissements, passés et toujours en cours, en faveur de « ressources significatives » pour le trading électronique, « nous n’avons aucune certitude que les revenus générés par ces systèmes produiront un rendement à la hauteur, en particulier compte tenu des commissions généralement inférieures résultant des transactions électroniques. »

Malheureusement, les banques concurrentes et les traders électroniques ne sont pas les seuls à s’opposer à Goldman dans la chasse aux talents. La circulaire précise que Goldman fait aussi face à une « forte » concurrence de la part « d’entreprises hors du secteur des services financiers, dont celles de la technologie, » surtout lorsqu’elle recrute pour des postes orientés grand public ou tech.

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Crédit photo : Austris Augusts sur Unsplash

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