Quand des banquiers de 24 ans payés 110k € profitent d’un été à la cool

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Quand des banquiers de 24 ans payés 110k € profitent d’un été à la cool

Et si les étés 2020 et 2021 n’avaient été que de mauvais rêves ? Après deux ans de galères, les banquiers juniors peuvent enfin vivre la vie qui leur était promise : gagner beaucoup d’argent, ne pas travailler plus de 12 heures par jour et traîner dans les bars.

Des journalistes de Bloomberg sont partis à leur rencontre dans Manhattan. Il les ont trouvés, occupés à boire une bière à Greenwich Street Tavern, habillés en jean et chemise rose. Ou pendant une happy hour sur un bateau, en train de siroter leur verre à 17.40 un jeudi. Il les ont trouvés, ‘savourant leur liberté’.

Si ces dernières années resteront fameuses pour leurs semaines de 100 heures, 2022 sera celle où les analysts en chemise rose de Citi racontent travailler de 10 heures du matin à 10 heures du soir avec des pauses autour d’un verre dans la soirée. Certes, il leur arrive toujours de devoir travailler très tard, mais seulement une fois par mois. Un analyst de 24 ans chez Mizuho raconte qu’il a maintenant le temps de jouer au golf ou au tennis. Un autre chez Morgan Stanley fait de l’escalade dans une salle de sport du Queens et s’adonne au karaoké à Koreatown. Un autre encore va parfois voir un spectacle à Broadway après le travail.

Alors que leurs salaires ont été portés à 110k $ - soit quasiment autant d’euros à l’heure où nous écrivons ces lignes – et parfois plus chez certaines boutiques, les banquiers juniors peuvent se permettre de se faire plaisir de temps en temps. Les burnouts de l’an dernier laissent place cette année à l’été de la reconstruction. Mais le temps gagné a un prix.

Les analysts sont moins payés : leurs bonus de cette année sont très inférieurs à ceux de l’an dernier. Leur travail demande énormément de pitchs pour décrocher des deals, et les deals qui se concrétisent sont beaucoup moins nombreux, ce qui n’est guère réjouissant. On sent une certaine nervosité sur la suite des événements, en particulier si moins de gens qu’à l’habitude partent en private equity ou vers d’autres secteurs et que les banques se retrouvent ainsi largement en sureffectif.

Dans ce contexte, ceux qui travaillent toujours autant pourraient se retrouver avantagés. Joanna Levy, analyst en banque d’investissement chez Solomon Partners, raconte « n’avoir pas eu une seconde de répit. » Une autre, analyst de première année chez Bank of America, confie qu’elle continue de travailler le dimanche, même si elle commence à midi au lieu de 9 heures. Avoir l’air manifestement occupé en permanence pourrait être une bonne chose. Si la disette en matière de deals perdure, le retour en présentiel pourrait revenir à l’ordre du jour – comme les cinq jours par semaine au bureau.

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Crédit photo : Chris Turgeon sur Unsplash

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