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« Je viens de me faire licencier par ma banque. Je n’ai rien vu venir »

J’ai appris cette semaine que j’étais licencié du poste en banque que j’occupais depuis quatre ans. Je ne m’y attendais pas le moins du monde. J’étais junior vice-president en M&A dans une bulge bracket et je n’ai vraiment rien vu venir.

Bien sûr, je comprends que l’année a été difficile pour les équipes en banque d’investissement, mais je n’étais pas à la traîne en termes de performance. D’autres au sein de mon équipe étaient bien moins bons que moi, mais eux sont toujours là.

Ce n’est pas la première série de licenciements lancée par la banque cette année. La dernière fois, on nous a tous rassemblés dans une pièce pour nous dire à quel point nous étions exceptionnels. J’y ai cru, et je vois bien aujourd’hui que j’ai été totalement stupide. Ça m’a poussé à travailler encore plus, un peu plus longtemps, jusqu’à ce qu’ils n’aient plus besoin de moi. Culture de m***e.

L’année qui vient de s’écouler a été particulièrement difficile. Nous avons tous passé les 12 derniers mois à travailler de 9 h à minuit ou 2 h du matin, et sacrifié une partie de nos week-ends. C’était du pitching permanent, encore et toujours, pour trouver des idées face aux clients en prévision du rebond.

J’ai été licencié avant le rebond. En général, il y a quelques signes avant-coureurs – une sorte d’avertissement. Mais cette fois, quasiment rien. Avec le recul, je me dis qu’il y a peut-être eu quelques signes discrets – des gens qui vous font moins de compliments sur votre boulot que les semaines précédentes, mais rien de vraiment perceptible. Je savais qu’il allait y avoir des suppressions de postes, mais j’étais loin de m’imaginer que je serais concerné. Je suis un des meilleurs performeurs, et aussi issu d’une minorité ; ceux qui sont passés à travers sont tous des hommes blancs, aguerris au réseautage – et il y a eu un paquet de réunions internes avant l’annonce officielle.

Quand je l’ai découvert, les RH m’ont convié à une réunion. Et c’était fini !

Je me remets à peine du choc. Je ne sais pas encore quoi faire par la suite : je ne pense pas que le recrutement en bulge brackets repartira avant au moins le 2è trimestre 2024, et je n’ai pas vraiment envie de rejoindre une de ces petites boutiques qui recrutent en ce moment. J’ai de l’argent de côté pour payer mon loyer, mais la vie est chère.

Tout ça est frustrant, surtout parce que la banque a passé ces dernières années à recruter à tour de bras. Des gens sont arrivés de partout. Ça ressemble à de la bêtise combinée à une mauvaise planification.

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Samuel Astajam est un pseudonyme.

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AUTEURSarah Butcher Editrice Monde

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