Millionnaires en cryptomonnaies, 28 ans et semi-retraités – de quoi en faire rager plus d’un…

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Millionnaires en cryptomonnaies, 28 ans et semi-retraités – de quoi en faire rager plus d’un…

Les revoilà… Après avoir largement insisté ces derniers mois sur le caractère transitoire, dans le contexte de volatilité des cryptomonnaies, de la déclivité des tokens qu’ils avaient choisis, les fameux crypto holders n’ont pas eu complètement tort : le Bitcoin est de retour ; et le Shiba Inu a grimpé de 75% en deux semaines.

Pour les employés du secteur bancaire qui dépensent leurs bonus en sacs à main ou en montres, la résurgence des cryptomonnaies pourrait donner matière à réfléchir. Pas seulement à l’éventualité d’acheter quelques SHIB, mais aussi à savoir s’ils ont choisi le bon job. Si les banquiers juniors lorgnent sur une retraite autour de la quarantaine, ceux qui ont réussi dans les cryptomonnaies la prenne plus de dix ans avant. Et en profitent pour s’accorder quelques libertés pas vraiment envisageables pour des analysts et associates lambda.

Le New York Times a rencontré quelques-uns de ces personnages emblématiques. À commencer par Cal Graham, ancien responsable RH qui se qualifie de « semi-retraité » après avoir investi dans l’Ether et gagné au moins 1 million de dollars en achetant des jetons de moindre notoriété comme le LooksRare. Son quotidien tourne apparemment entre les sessions de tweet, les entraînements de boxe et les séances de cinéma. Il habite un luxueux appartement à Londres et se décrit comme « un homme simple » qui aime « les plaisirs simples ». – « Un jour ou l’autre, je finirai par m’acheter une voiture de prix et une Rolex très chère. »

Le NYT a aussi rencontré Etienne vantKruys, plus âgé – il a 45 ans – et marqué par une histoire pour le moins compliquée (ses parents, encore adolescents pendant son enfance, étaient toxicomanes et il a été placé au Surinam), de celles qui excusent toute forme d’affectation caractéristique de l’univers crypto à partir de la quarantaine. La fortune d’Etienne vantKruys est aujourd’hui estimée à 5 milliards de dollars. Connu pour ses apostrophes « mon pote » ou « mec », il est décrit comme un « globetrotteur investisseur en cryptomonnaie d’Amsterdam. »

Et les autres exemples ne manquent pas. Le WJS racontait le mois dernier que les agents immobiliers de Manhattan voyaient leurs préjugés voler en éclats face à l’afflux soudain de riches clients à la fortune inexpliquée, qui ont tout sauf l’air de pouvoir se payer des appartements à 25 millions de dollars – soit plus de 20 millions d’euros. L’un d’entre eux a ainsi découvert que l’un de ces clients totalement atypiques détenait l’équivalent de 600 millions de dollars en cryptomonnaies.

De quoi énerver les banquiers juniors qui triment pour s’acheter des babioles. Mais cela explique pourquoi les gens continuent de délaisser les banques pour l’univers crypto, qui continue de recruter. Pour la majorité pourtant, les carrières en banque d’investissement s’adressent aux candidats démontrant une faible appétence au risque, prêts à travailler chaque semaine des heures durant pour gravir une à une les marches de la hiérarchie et pouvoir gagner des sommes folles à l’aube de la quarantaine. Peu sont susceptibles d’y renoncer, même dans la perspective de passer leur vie à la salle de sport à moins de 30 ans et de s’autoriser des formules de salutation peu orthodoxes.

Crédit photo : Bailey Zindel sur Unsplash

Contact: sbutcher@efinancialcareers.com in the first instance. Whatsapp/Signal/Telegram also available (Telegram: @SarahButcher)

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